J1 – Prise en main

Le démarrage

Le réveil sonne. C’est le grand jour ! Je le regarde….. Un grand moment d’hésitation traverse mon esprit. En effet, se mettre dans un fauteuil pour faire des journées de sensibilisation, ça, je sais faire ! Mais rester dedans et vivre mon quotidien c’est une autre histoire.
En parlant d’histoires, il m’en est arrivées des pas mal, qui seront sûrement banales pour certains.

  • Bon première chose, penser à gonfler les pneus 4 à 5 bars chacun sinon on se fatigue très vite et les déplacements ne sont pas évidents.(et surtout avoir une pompe dans sa voiture pour éviter un aller-retour à la maison inutile)
  • Deuxième chose, apprendre à faire une roue arrière, car sinon vous ne passez aucun ressaut. Je me suis retrouvée très bête devant le ressaut de 1 ou 2 cm, formé par le carrelage de l’entrée de l’immeuble où je travaille.
  • Ne pas trop se pencher en avant sinon vous risquez la roulade avant……oui j’ai voulu brancher mon ordinateur portable, la prise un peu trop proche du sol, roulé-boulé.
  • Par 36° dehors, le fauteuil c’est l’horreur, ça colle, on transpire. Mes mains sont rouges, je crois qu’un investissement dans des gants de cycliste s’impose. (une réflexion à avoir pour nos amis ingénieurs pour trouver des revêtements de fauteuil anti-transpirants.)
  • Avoir une voiture adaptée, car mettre le fauteuil dans une petite citadine…..quid.

Un premier tour en ville

Une fois garée sur le Parking de la résistance, direction l’horodateur.
Mon premier parcours du combattant, car la place est entièrement pavée. Je dois ensuite franchir un ressaut, suivi d’une pente, et le tout encore pavé.
Heureusement, j’étais accompagnée d’une journaliste de France Bleu qui a pu m’aider. Une fois à l’horodateur, il a fallu comprendre son fonctionnement, car vous pouvez maintenant payer par carte, encore faut-il connaître par cœur sa place d’immatriculation, sinon vous êtes bon pour y retourner.
Retour ensuite à la voiture pour déposer le ticket. Finalement, la gratuité des places handicapées n’est pas négligeable pour les personnes qui en bénéficient car faire autant d’aller-retour cela peut devenir compliqué.

Maintenant, direction la mairie de Tours pour déposer un dossier au service urbanisme. Je n’ai pas rencontré de soucis particuliers pour arriver jusqu’à la mairie, malgré mon appréhension pour franchir les rails du tram de la rue Nationale.

L’accès à la mairie peut se faire grâce à une rampe, très appréciée des mamans avec leurs poussettes.
Le plus sympa reste à venir :
– “Bonjour Madame, je souhaiterais me rendre au service urbanisme”,
– “Bonjour, alors pour vous rendre à ce service, il faut emprunter ce premier ascenseur et aller au premier étage. Ensuite, vous traversez la passerelle pour prendre un deuxième ascenseur au bout du couloir. Vous descendez au RDC, pour ensuite reprendre un autre ascenseur juste à côté de celui-ci, et vous montez au deuxième.”

C’est bon ! Vous avez suivi ?

Accessible oui, et en toute autonomie ! Mais il faut être patient.

Une première journée qui me permet déjà de constater que beaucoup de mes habitudes vont être bouleversées. A méditer…..

A demain !!

(une vidéo et photos de la journée seront diffusées dans les prochains jours).

 

Crédit photo: © Marine NOEL

2 comments

  1. bonjour

    c’est du courage ce que vous faites ! Bravo ! Si seulement les politiques osaient !
    J’anime une émission radio sur le handicap et j’aimerai vous interviewer à la fin de cette semaine.
    Je vous souhaite une belle semaine avec l’espoir que les dieux seront au rendez-vous pour ne pas vous donner d’obstacles insurmontable.
    Et lors d’une prochaine expérience, il serait intéressant de lier l’accessibilité et le revenu de l’AAH pour une semaine…

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