J2 – Une journée au frais

Tic tac tic tac….

5h45….doux réveil qui vous sort d’une nuit bien méritée. Le fauteuil c’est sportif !

Chaque jeudi matin, je me lève pour une réunion avec plusieurs entrepreneurs de la région. Donc, à mon habitude, je me lève 45min avant de partir. Erreur !!!!
Mes déplacements sont finalement deux fois plus longs. Du coup, à peine prête, il est déjà 6h30 et il faut partir. Pas le temps de promener le chien, ni de déjeuner. A noter pour la prochaine fois : se lever plus tôt.

Arrivée sur le parking, non loin de la salle de l’hôtel-restaurant qui nous accueille, j’ai retrouvé quelques collègues. Ils partent devant avec une bonne allure, et je me retrouve seule à rouler sur le trottoir. Un sentiment de solitude me traverse tout d’un coup. C’est un peu comme le lièvre et la tortue, sauf que cette fois, c’est moi la tortue.

Plusieurs obstacles me barrent la route, mais je vous ferais un petit paragraphe spécifique à tous ces “parasites” de la voie publique car je pense en rencontrer encore plusieurs sur les 3 semaines à venir. Mais je vous laisse réfléchir sur les mots suivants : poubelle, barrière, voiture, caniveaux…..

Une autonomie diminuée.

Demander à son conjoint de fermer la fenêtre de la chambre car vous ne pouvez pas circuler autour du lit, faire un signe à vos collègues au loin car vous n’arrivez à franchir une rampe trop forte, ou encore, demander à votre associé d’appuyer sur le bouton de la climatisation qui est trop haute. Pour une personne aussi indépendante et autonome que moi c’est l’enfer !

Donc bilan des deux jours : accessibilité = déplacements optimisés / autonomie, la liste risque d’être longue au bout des 21 jours.

Je n’ai pas plus de choses à partager avec vous aujourd’hui, car, avec cette température intenable, je suis restée au frais à l’agence. Cependant, je commence à avoir des douleurs dans les jambes à force de rester assise toute la journée. C’est donc sur ordre du médecin de famille, que je dois faire quelques exercices avec mes jambes pour éviter les complications.

Sur ce, je vous laisse, et je vous retrouve demain pour vous parler de la compatibilité de mon métier et du handicap moteur. Une association pas toujours évidente.

Bonne soirée !

Crédit photo: © Marine NOEL

 

3 comments

  1. et oui, moi meme étant en fauteuil roulant je dois me lever à 7h pour etre prete à 9h30, et encore bien souvent je mets un peu plus de temps, et n’arrive qu’a 9h50 au boulot etant pourtant à 2 min en fauteuil …
    c’est une des choses que ne voient pas les gens, et ils ne comprennent d’ailleurs pas forcement que j’arrive a cette heure-ci alors que j’habite à coté …
    qui plus est cela est vraiment fatiguant, et nous demande beaucoup d’efforts … un combat de tout les jours …
    merci pour ce blog !! continuez , ca peut ouvrir les esprits et améliorer notre quotidien

  2. C’est en tant que maman ayant pas mal promené ma fille en poussette que je rebondis sur tous ces “parasites” urbains qui finalement embêtent une part bien plus large de la population que celle des personnes à mobilité réduite… comme vous le dites bien, on est tous handicapés dans une certaine situation à un moment donné de notre vie !

    Et c’est en tant que kiné au centre de rééducation fonctionnelle de Bel Air (la membrolle sur choisille), que je vous inciterais à venir communiquer, aux patients comme aux professionnels, sur votre expérience ! D’ici là, bon courage !

    1. merci pour votre message. 🙂 au plaisir d’échanger sur cette expérience. bonne journée.

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