J4 – Home Sweet Home

Home  sweet home, quand notre maison nous handicape

Déjà quelques jours que je teste les gestes du quotidien dans mon appartement.
Situé en RDC, et construit il y a une dizaine d’année, celui-ci n’est pas adapté, n’y adaptable au fauteuil. Son utilisation quotidienne devient fatigante et frustrante.

Des obstacles dès l’entrée

Pour accéder à la porte d’entrée, il faut tout d’abord passer entre ma voiture et celle de ma voisine. Il y a tout juste la place d’un fauteuil. J’ai le même problème quand je dois sortir mon vélo. Il faut bien viser pour éviter de toucher les deux véhicules.
Ensuite, il y a un ressaut de plus de 2cm suivi du seuil de la porte. Il faut beaucoup de force dans les bras pour se tirer vers l’intérieur en utilisant les bords du mur.
Autrement dit, si vous êtes seul, c’est très compliqué.

CRIAU comme sur des roulettes (224)

Une fois dans la maison, c’est la taille des pièces qui n’est pas agréable à vivre. Le fauteuil passe à peu près partout et la rotation est possible à certain endroit mais dans ce cas, il faut avoir le minimum de meubles.

Si je souhaite me rendre dans ma chambre, je dois laisser le fauteuil à l’entrée car la pièce n’est pas assez grande pour circuler. Il en est de même pour ma salle de bain. La porte s’ouvre vers l’intérieur et je ne peux pas rentrer le fauteuil entièrement.
Alors imaginer un transfert dans la baignoire, je n’y pense même pas !!!

Les autres petits détails nécessaires pour le confort

Avoir un miroir qui descend jusqu’au lavabo, chose essentielle si on souhaite se voir dans le miroir le matin…… Un plus grand miroir, quand on est sur ses deux jambes, peut permettre de se voir de la tête à la taille et donc c’est plus confortable.

Avoir une poubelle à pédale, oui pour certains, non pour d’autres. Avec un fauteuil ce n’est pas l’idéal.

Les placards avec des portes ouvrantes, ce n’est pas très pratique non plus. Il faudrait privilégier les portes coulissantes, ou alors, il faut des pièces plus grandes pour permettre le recul nécessaire.

Un sentiment désagréable.

CRIAU comme sur des roulettes (253)

Notre appartement ou notre maison est notre cocon. Un lieu où nous sommes censés nous retrouver et nous ressourcer face aux “agressions” du monde extérieur. C’est un espace de bien être que l’on s’approprie et qui nous ressemble.

Depuis 4 jours, cette “maison” qui était mon petit coin de paradis devient progressivement un enfer. Je redoute chaque déplacement, car je sais que, à un moment donné, je vais devoir demander de l’aide. Je ne peux pas accéder à mon jardin car le ressaut et le seuil de la porte fenêtre m’obligent à mettre une rampe de seuil. D’ailleurs, une fois installée, c’est très difficile à franchir. Il me faut pas mal de force dans les bras.

Le fauteuil ne roule pas très bien sur la pelouse, je patine. Donc je ne peux plus arroser les fleurs.

etc…..la déprime…

Trop de détails qui paraissent si anodins quand nous sommes valides, mais qui peuvent être insurmontables pour d’autres.

Accessibilité = vivre chez soi sans limite

 

Crédits photo: © Alexandre GELAY

 

 

One comment

  1. En effet! pas mal de désagréments dans ton “cocon” !
    d’où la déprime est parfois au virage…
    donc: lieu de vie aux normes c’est VITAL!

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